Le buveur de rêves

On dit souvent que je suis un alcoolique… c’est vrai : je suis un alcoolique des histoires, un dépendant de l’imaginaire.

 

Heureusement que le vin est là pour continuer à rêver quand on n’a plus huit ans
Enfant, déjà, je mentais comme un arracheur de dents. Adolescent, je continuais à développer mon (bob)art en même temps que ma formation d’auteur. Je lisais, je lisais beaucoup : je lisais absolument tous les articles de toutes les pages de l’Équipe et du Midi Olympique.

 

Un menteur, ça ne triche pas

Adulte, mon cerveau ne pouvait plus stocker tous mes rêves, alors j’ai fait de la place en couchant toutes ces histoires. Parallèlement, j’ai commencé à fréquenter les bistrots et j’ai de suite aimé ces endroits où l'on peut observer les gens, tendre l’oreille et chercher l'inspiration. Oui, fréquenter les bars, c’est du boulot : je mens peut-être, mais je ne triche pas !

 

Être parolier c’est comme fabriquer sa propre bière, tu la trouves excellente mais tu es bien le seul

Et puis je me suis mis à croire en mes mensonges et je suis devenu officiellement auteur compositeur interprète, grâce aux bistrots si vous avez bien suivi. Par contre, il y avait un hic , ou plutôt un hips, je ne pensais pas être fait, mais alors pas du tout, pour la scène. Je me sentais imposteur et j'arrivais même à me demander qui écrivait mes textes.


J’étais un peu comme un bouilleur de cru qui utilise son alambic à l’envers : rien n’en sort alors que tout y est

Pour pouvoir me présenter en public et transmettre mes émotions, il fallait absolument que je rencontre l’auteur, le compositeur et même l’interprète. Finalement, tout ce petit monde semble s’être apprécié et a décidé de se mettre au boulot dans un but commun : être artiste pour devenir riche et vous payer la tournée !