JE SUIS

 

 

 

Je suis sans toit, je suis un roi,

 

Je suis homme en qui l'on croit.

 

Je suis un nain ou un géant,

 

Adorateur ou mécréant.

 

Je suis un homme de quarante ans,

 

mèche parfaite et toutes ses dents,

 

Liposuccions, opérations

 

Testostérone et avortons.

 

 

 

Pour être sûr de moi,

 

Je changerai et ferai cas,

 

De lui, de vous, de toi,

 

Et pour faire le m'as-tu vu,

 

Signer des papiers dans la rue,

 

J'irai, j'irai,

 

Pour être sûr de moi,

 

Je changerai et ferai cas,

 

De lui, de vous, de toi,

 

Et pour faire le m'as-tu vu,

 

Signer des papiers dans la rue,

 

J'irai tout nu !

 

 

 

Je suis, je suis, je suis, je suis (quater)

 

 

 

Un dieu vivant, un étalon

 

Dans les bras menus de Junon,

 

Un alcoolique repenti,

 

Gros bagarreur et travesti.

 

En dépit de mon empathie,

 

Les gens sont dupes ou se méfient,

 

Tromper son monde n'est vraiment pas

 

Aussi facile qu'on le croit...

 

 

 

Pour être sûr de moi,

 

Je changerai et ferai cas,

 

De lui, de vous, de toi,

 

Et pour faire le m'as-tu vu,

 

Signer des papiers dans la rue,

 

J'irai, j'irai (bis)

 

Pour être sûr de moi,

 

Je changerai et ferai cas,

 

De lui, de vous, de toi,

 

Et pour faire le m'as-tu vu,

 

Signer des papiers dans la rue,

 

J'irai tout nu !

 

 

 

Je suis, je suis, je suis, je suis, je suis (quater)

 

 

LE POCH

 

 

 

Pour l'instant vrai de vrai j'suis toujours au café,

 

Pas de petits rosés dès le potron minet.

 

Puis souvent j'réalise en r'gardant les poivreaux

 

Que je n'serais pas contre un bon petit Cointreau...

 

« Alors monsieur, qu'est c'que j'vous sers ? »

 

« Ben je sais pas moi, une bonn' bière ! »

 

 

 

C'est vrai je l'admets je bois trop,

 

J'aime trop les bistrots,

 

C'est un perpétuel dosage

 

De manier le douze ans d'âge. (bis)

 

 

 

L'abus d'alcool est dang'reux pour la modération,

 

Il va falloir penser à freiner la boisson.

 

Par égard au toubib qui me parle d'une cirrhose,

 

J'vais prendre un Perrier tranche mais je n'sais pas si j'ose...

 

« Alors monsieur, qu'est c'que j'vous sers ? »

 

« Ben je sais pas moi, une Suze Bitter ! »

 

 

 

C'est vrai je l'admets je bois trop,

 

J'aime trop les bistrots,

 

C'est un perpétuel dosage

 

De manier le douze ans d'âge. (bis)

 

 

 

Après mes quelques verres je ne suis plus moi-même,

 

Toutes les personnes que j'vois et ben ma foi j'les aime.

 

Après le plus souvent je n'me souviens de rien,

 

Dans leur regard je sens qu'elles, elles s'en souviennent bien...

 

 

 

Je suis indestructible, invincible, irascible,

 

Indicible, inaudible et plein de mots en « ible » !

 

J'suis dragueur, déconneur, menteur et pleurnicheur,

 

Finalement y'a aussi tout un tas d'trucs en « eur » !

 

 

 

C'est vrai je l'admets je bois trop,

 

J'aime trop les bistrots,

 

C'est un perpétuel dosage

 

De manier le douze ans d'âge. (bis)

 

 

LA GRAND-MERE

 

 

Elle a les yeux creusés

 

Tirés par la fatigue,

 

Elle a tout traversé,

 

Sur la vie elle navigue.

 

Ses sillons sont pour nous

 

Des signes de sagesse,

 

Mais c'est pour elle surtout,

 

La peur qu'elle disparaisse.

 

De laisser là derrière

 

Toute une vie de labeur,

 

Qui en fin de carrière,

 

Ne compte que pour du beurre.

 

Ses enfants sont partis,

 

Ont quitté le giron,

 

Leurs enfants ont grandi,

 

C'est vrai qu'ils sont mignons.

 

 

 

La Grand-Mère se désespère,

 

De voir partir ses p'tits repères,

 

La Grand-Mère se désespère,

 

De voir s'enfuir ses jolis rêves.

 

 

 

Ses rêves, ses rêves, ses rêves...

 

 

 

Ça fait bientôt cent ans

 

Qu'elle se sent vieillir,

 

Et que viendra le temps

 

Où il faudra partir.

 

Mais d'un côté c'est vrai,

 

L'éternité c'est long,

 

Surtout de regarder

 

La vieill'télévision.

 

Mais pourquoi pas encore

 

Tenir ces petits drôles,

 

Vivre des moments forts

 

Dans cette vie qui s'affole.

 

Elle a les yeux creusés,

 

Tirés par la fatigue,

 

Elle a tout traversé,

 

Dans la nuit elle navigue.

 

 

 

La Grand-Mère se désespère

 

De voir partir ses p'tits repères,

 

La Grand-Mère se désespère,

 

De voir s'enfuir ses jolis rêves. (bis)

 

 

 

Ses rêves, ses rêves, ses rêves, ses rêves...(bis)

 



 

ODE AUX FESSES

 

Si les fesses s'affaissent oubliant leurs promesses,

 

Envieux de ceux qui les remontent avec prestesse,

 

Comme ça en un clin d'œil d'un coup de bistouri,

 

Avec l'éternelle reconnaissance des maris.

 

Ces derrières que je mate quand je n'ai rien à faire,

 

Comme je n'suis pas curé je vaque à mes affaires,

 

Contempler seul ces lunes blanches qui se déhanchent,

 

De ne pas être presbyte je bénis cette chance.

 

 

 

Une petite ode aux fesses comme ça vite en passant,

 

Elles mérit' bien quelques couplets embarrassants,

 

Car en ces temps de crise elles œuvrent à notre salut,

 

J'déclare alors ma flamme aux espèces charnues !

 

 

 

Ne m'en veuillez pas trop, regarder des derrières

 

Ça évite l'ennui, ça empêche la guerre.

 

On peut tout simplement les toucher du regard,

 

Ou très innocemment les frôler par hasard.

 

Préférer des croupes, des miches compromettantes,

 

Des menues clinquantes ou des cougars tremblotantes,

 

La liste est longue alors je vais y mettre un terme,

 

J'avoue une préférence pour les culs les plus fermes.

 

 

 

Une petite ode aux fesses comme ça vite en passant,

 

Elles mérit' bien quelques couplets embarrassants,

 

Car en ces temps de crise elles œuvrent à notre salut,

 

J'déclare alors ma flamme aux espèces charnues !

 

 

 

Surpris de m'émouvoir pour un petit cul plat,

 

Vaste domaine public d'une Marie-couche-toi-là,

 

Mais si de prime abord, agréable et décent,

 

Je le déclarerai toujours intéressant.

 

Bref j'arrête mes charnelles divagations,

 

Je vais passer pour un fétichiste du croupion,

 

Et de parler autant des fesses impies du Georges,

 

Me donne l'énorme envie d'chanter les soutiens-gorge !

 

 

 

Une petite ode aux fesses comme ça vite en passant,

 

Elles mérit' bien quelques couplets embarrassants,

 

Car en ces temps de crise elles œuvrent à notre salut,

 

J'déclare alors ma flamme aux espèces charnues ! (bis)

 

 

 

Comme Newton découvrant les forces immuables,

 

J'ai bien noté qu'elles touchent aussi les asseyables,

 

C'est naturel, même les plus belles formes bombées,

 

Mille fois hélas finissent toujours par retomber.

 

 

 

« Il est magnifique, je vais le peindre en vert, en bleu, en rouge, en jaune ! »

 

 

 

Une petite ode aux fesses comme ça vite en passant,

 

Elles mérit' bien quelques couplets embarrassants,

 

Car en ces temps de crise elles œuvrent à notre salut,

 

J'déclare alors ma flamme aux espèces charnues !

 

 

MADO

 

 J'm'appelle Mado du quartier des Halles,

 

J'vis au cinquième d'la rue Poissonnerie,

 

La d'mi-journée au comptoir familial,

 

L'autre occupée aux coquineries.

 

C'est incurable il me faut du plaisir,

 

Et apprêtée en fille de lupanar,

 

J'espère alors éveiller le désir

 

D'un beau prolo ou d'un snobinard.

 

 

 

Mais comme d'habitude il s'en va le salaud,

 

Comme d'habitude il me tourne le dos,

 

Pire, il me laisse seule avec un corniaud !

 

 

 

Mon corps qui geint et commence à flétrir

 

Ne me laisse pas respirer une seconde,

 

Il lui faut sa dose la prendre sans réfléchir,

 

Et basculer dans un autre monde.

 

Les gens médisent ils m'appellent la putain,

 

Les femmes ont peur que j'embarque leur mari

 

Et elles m'épient de leur regard hautain,

 

Puisqu'on en parle j'en ai un dans mon lit.

 

 

 

Mais comme d'habitude il s'en va le salaud,

 

Je ne pleure pas mais ça m'tord les boyaux,

 

Pire, il me laisse seule avec deux corniauds !

 

 

 

J'm'apprécie pas et j'voudrais disparaître

 

De cette époque où les femmes s'entêtent

 

A laisser les hommes décider de leur être,

 

A repasser, préparer l'omelette.

 

Alors tantôt j'vais monter voir Riton,

 

J'assume mes désirs quand ça me démange,

 

D'ailleurs je promène seule mes deux rejetons,

 

Je n'ai pas cherché de faiseuses d'anges.

 

 

 

Mais comme d'habitude il s'en va le salaud,

 

Comme d'habitude il me tourne le dos,

 

Pire, il me laisse seule avec trois corniauds !

 

 

ENEA

 

 Enea reste là,

 

Je ne peux pas m'passer de toi,

 

Enea reste ici,

 

Pour tout le reste de ma vie.

 

 

 

Continuer à t'lécher les doigts

 

Remplis de chocolat,

 

Et faire des tresses dans tes cheveux,

 

Même si j'y arrive pas.

 

Chercher le p'tit pain le matin,

 

T'habiller en arlequin,

 

Préparer le repas

 

Sans qu'tu m'le mettes à plat...

 

 

 

Enea reste là,

 

Je ne peux pas m'passer de toi,

 

Enea reste ici,

 

Pour tout le reste de ma vie.

 

 

 

T'avaler des yeux quand tu danses,

 

Contrôler ma dépendance,

 

Te serrer très fort dans mes bras

 

En f'sant le fier-à-bras.

 

Adoucir toutes tes tristesses,

 

T'avouer toutes mes faiblesses,

 

Met'ma cape de Superpapa

 

Quand tu as besoin de moi !

 

 

 

Enea reste là,

 

Je ne peux pas m'passer de toi,

 

Enea reste ici,

 

Pour tout le reste de ma vie.

 

 

 

Continuer de m'lever la nuit,

 

Voir si t'as bien dormi,

 

Et faire des câlins canapé

 

En r'gardant la télé,

 

C'est vrai tout ça je pourrai faire encore

 

De plus en plus fort,

 

Hélas plus qu'la moitié du temps qui court,

 

Mais je t'aimerai toujours.

 

 

 

Enea reste là,

 

Je ne peux pas m'passer de toi,

 

Enea reste ici,

 

Pour tout le reste de ma vie. (bis)